Angoulême 2016 vu de la tour Pey-Berland


Nous sommes en 2016 après Jésus Christ, toute la rédaction de Mandorine se déplace au Festival International de la Bande Dessinée (FIBD) d’Angoulême. Toute ? Non ! Un rédacteur roux et auvergnat résiste encore et toujours à l’attrait de la capitale charentaise. Du coup, il décide de se lancer dans une expérience étonnante pour essayer de vivre de loin la trépidante vie angoumoisine.

N’oublie pas de monter là-haut

Voici les données du problème. Durant le temps du festival, je suis bloqué à Bordeaux sans possibilité de m’en éloigner. 110 kilomètres à vol d’oiseau séparent les capitales girondine et charentaise et je ne possède pas encore le don de téléportation. Cependant, le centre-ville d’Angoulême se situe sur un plateau de 110 mètres de hauteur, ce qui est un atout pour le voir de loin. Et avec de très bonnes jumelles, je vais peut-être même distinguer quelques auteurs connus !  Il faudrait juste trouver un moyen de m’élever suffisamment…

On ne peut pas dire que ce soit très éloigné

On ne peut pas dire que ce soit très éloigné

Sur ma liste, plusieurs possibilités sont à tenter. L’Hôtel de Bordeaux-Métropole à Mériadeck, haut de 77 mètres ? Fermé aux visiteurs, comme la Cité administrative, building sans charme de 92 mètres. Du côté de la Flèche Saint-Michel, j’ai beau essayer de pousser la porte, un petit panneau m’indique qu’elle est fermée actuellement. Quant à la Cité du vin, elle n’est pas encore finie et il m’est impossible de passer derrière les barrières. Plus qu’une solution : la tour Pey-Berland !

Ne vois-tu rien venir ?

Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt ? Je vous en ai déjà parlé il y a quelques temps dans une émission spéciale sur la place centrale de la ville. Si j’ai une petite chance de mener mon projet à bien, c’est ici que je dois aller ! Le temps de monter à la plus haute terrasse et de préparer mon télescope ultra-grossissant et je commence mon observation.

Franchement, je devrais voir Angoulême d'en haut, non ?

Franchement, je devrais voir Angoulême d’en haut, non ?

Et là, c’est un échec critique. En effet, dans ma frénésie de plans plus ou moins alambiqués, j’ai oublié un léger détail : le relief. En effet, la rive droite de Bordeaux, située sur un plateau, est bien plus élevée que la rive gauche. Du coup, j’ai beau faire tous les efforts possibles, quand mes yeux se tournent vers le nord, impossible de voir au-delà du parc Palmer et de la côte des Quatre-Pavillons, soit à 8 kilomètres du monument. D’Angoulême, je ne distingue rien du tout, même pas la cathédrale Saint-Pierre.

Pour moi, le FIBD 2016 se résume donc aux panneaux de publicité arborant l’affiche du festival et à mon flux Twitter. Mais au moins, je n’ai pas tout perdu car j’ai eu une superbe vue sur Bordeaux ! Et si, comme moi, vous n’avez pas pu vous rendre au Festival, je vous renvoie aux compte-rendus écrits par l’équipe !