Bab-el Ouebe


Notre série de brèves estivales se poursuit, vous envoyant des décharges de bonne humeur tels les orages saisonniers. En espérant que vous ne soyez pas partis faire du tourisme dans de lointaines contrées, au risque de vous retrouver au milieu des bouchons que tente depuis si longtemps d’éviter l’ami Bison Futé. Mais, vous demanderez vous, qu’avez-vous de beau à partager dans votre besace? Un peu de vidéos internetesques, un zeste de cinéma, et une célébration aux cheveux sales. Que du bon en somme.

Roue de la fortune

En cette belle saison, levez le nez de vos jeux vidéos et allez prendre l’air. Et pour cela quoi de plus normal que d’abandonner la polluante et gourmande voiture pour les délices du vélo? Le vent fouettant le visage et les mollets qui tirent sur des bicyclettes louées à la régie municipale des transports, aux roues voilée-dégonflées fatiguées par des raids urbains visiblement chaotiques perpétrée par des vélocyclistes indélicats, quoi de plus stimulant? Seulement, il semblerait que cette solution demande encore un certain degré de sang froid, entre squatteurs de piste cyclable, maréchaussée compris, et véhicules à quatre roues un tantinet distraits par les jupettes des filles et/ou les pantacourts des gars. Vous aurez compris, devenir le Thomas Voeckler urbain, c’est un choix intrépide. Et ce, quelle que soit la ville ou vous habitez. La preuve par l’absurde sur cette vidéo où Casey Neistat, collaborateur de HBO et surtout deuxroutiste from NouYorke, se retrouve verbalisé par la Nouaillepidi pour avoir dépassé les limites d’une voie réservée occupée par divers véhicules. Les vélo, à leur place! S’en suit alors une démonstration zélée et cascadesque de la difficile situation de l’animal à deux roues dans la grosse pomme. On rêverait parfois de faire pareil, mais faute de synthol on applaudit ceux qui le font!

MAJ 3/08/11 : Les gazettes nous rapportent aujourd’hui une autre méthode, dite de  « la grosse Bertha de Vilnius ». C’est certes un fake, mais ça à le mérite d’être assez jubilatoire (même si mon avis sur le fait que les Slaves et les Baltes on un humour un peu flippant va pas être changé par cette séquence…).

Vas-y goûte c’est de la colombienne

La dernière production Besson, Colombiana, porte bien sa marque, il n’est certes qu’au scénario mais Olivier Mégaton, notre Uwe Boll a nous, ne fait rien d’autre qu’exécuter le film (au sens propre comme au figuré). C’est une sorte de remake de Nikita mais version Latino, avec des acteurs talentueux qui ont dû s’égarer, des scènes d’assassinat/infiltration directement sorties de Splinter Cell, une touche sexy et une fillette yamakazi. Le tout est tellement prévisible qu’on a l’impression de l’avoir déjà vu. Divertissant mais inutile.

What about me Supermaaaaaaan?

Chers amis, il va falloir vous plonger dans vos cours d’anglais pour un petit détour sur une émission de la vénérable BBC. En effet, au détour d’une vidéo vaguement virale, la découverte de l’émission Fast and Loose fut aussi rafraichissante que stimulante pour les zygomatiques. Au programme : un maître de cérémonie, des acteurs-qui-me-disent-quelque-chose et des séquences de sketch challenges, a moins que cela ne soit le contraire. Mention spéciale aux hilarantes « Sideways scenes ». Britain rules.

Le talent c’est comme la rousseur, ça saute une génération

Jake Kasdan fils de Lawrence “Star Wars/Indiana Jones” Kasdan réalise le film Bad Teacher qui vogue sur cette mode de comédies “à la Apatow’s band (40 ans toujours puceau, En cloque mode d’emploi), du genre trash-moralisatrices-mais-très-drôles. Il y a une dose rafraichissante de mauvais esprit un peu punk, avec une Cameron Diaz ultra vénale passant le film à détourner l’argent de l’école pour se payer une nouvelle poitrine, un Justin Timberlake qui joue très bien l’inconsistance, une Lucy Punch surexcitée et délicieusement agaçante et un Jason Segel “je m’en foutiste” à souhait. Écrit par les scénaristes de The Office (US) on attendait un peu mieux qu’un sponsoring Louboutin dans un film qui lorgne fortement sur Esprits Rebelles , label “films de profs” oblige, et surtout sur la série avortée Miss Guided.
Un film drôle mais avec des moments creux interminables.

Sent comme l’esprit de l’adolescent

Alors qu’à New York ferme le Chelsea Hotel, lieu mythique pour bien des rockers, on célèbre aujourd’hui l’un d’entre eux qui n’y a jamais mis les pieds. Kurt, avec ses copains Krist et Dave sortait il y a 20 ans (hé non ma ptite dame, ça nous rajeunit pas) un petit disque resté confidentiel depuis, un certain Nevermind. Condensé de frustrations acnéiques et de colère dépressive, ce porte-étendard de la génération grunge, encore aujourd’hui cauchemar de la famille Bettencourt (ceux de L’Oréal, pas la colombienne), ressort dans des versions luxes premium et autres joyeusetés commerciales. Bien entendu, nous vous invitons ici plutôt à ressortir votre vieux CD de 91, celui là même dont la jaquette fit scandale il y a peu sur le réseau à Zuchi, et à le réécouter emmitouflé dans une vieille chemise à carreau, de préférence sale. Sinon il vous reste toujours cette compile proposée par le magazine Spin, en téléchargement gratuit et légal. Ce n’est certes pas l’original, mais on peut facilement écouter l’influence énorme qu’a eu le trio de Seattle à travers ces reprises plutôt respectueuses.

Ça sent le Book

Pour finir, rêvez un peu avec ce concentré de technologie qui accompagnera certains chanceux pour leurs vacances. Mieux que tous les i-bidules, plus fort que les trois déesses et que les téléphones pas cons, voici le must-have à trimballer à la plage. Nous vivons une époque moderne.