Cinq jeux DS qui vous ont peut-être échappé


Il y a un peu plus d’une semaine, nous vous avions parlé de la future version au rabais de la 3DS de Nintendo, la 2DS. Cette dernière, outre un design très peu flatteur, possède la particularité de supprimer la possibilité de jouer en 3D aux jeux 3DS ce qui était pourtant l’argument principal de la portable de Big N. Cependant, malgré ses tares, la 2DS sera elle-aussi rétrocompatible avec l’énorme ludothèque de la DS 1re du nom, dont la fabrication a été stoppée cette année.

La DS, c’est 9 ans d’existence, 4 modèles différents, plus de 153 millions d’unités écoulées et un catalogue de jeux énorme avec de franches réussites à l’intérieur. Mais aux côtés des New Super Mario Bros., Pokémon, Animal Crossing, Kirby et autres Mario Kart, certains titres pourtant de grande qualité sont restés plus confidentiels. En hommage à la console la plus vendue de tous les temps, nous vous proposons cinq jeux DS peut-être un peu moins connus, mais tout aussi plaisants à jouer.

Trauma Center : Under the Knife (Atlus, 2005)

Votre rêve, c’était de devenir chirurgien ? Trauma Center est fait pour vous ! En effet, dans ce jeu, vous incarnez le docteur Derek Stiles, jeune chirurgien plein d’avenir à une époque où de graves maladies comme le SIDA ont été éradiquées. Mais un nouveau mal inconnu et particulièrement tenace fait son apparition, le TAC. Derek, accompagné de l’infirmière Angie, va alors rejoindre l’organisation internationale Caduceus afin de trouver un moyen de l’éliminer et tenter de percer les origines de cette maladie mystérieuse.

trauma_center_test_box

Le jeu se présente sous la forme d’opérations à réussir, de la plus simple à la plus plus inattendue (comme opérer un patient dans un avion soumis aux turbulences). Vous avez à votre disposition un large panel d’instruments qu’il vous faudra parfaitement maîtriser. De plus, le temps est limité et le rythme cardiaque du patient peut tomber très vite à 0, signifiant un game over. Entre les missions d’opération, des dialogues vous permettent de mieux comprendre les enjeux auxquels Derek doit faire face.

Du côté des inconvénients, outre la difficulté vraiment corsée, on notera que les instruments ne sont pas toujours très précis ou simples à manier, surtout en situation de stress. Cependant, Trauma Center : Under the Knife offre un challenge relevé avec un concept vraiment original et un scénario qui se tient. Il existe une suite, Trauma Center : Under the Knife 2, mais elle n’est jamais sortie en Europe, du au faible volume de ventes du premier épisode sur le vieux continent.

Phoenix Wright : Ace Attorney (Capcom, 2005)

Si la médecine, ce n’est pas trop votre truc, incarnez plutôt un avocat ! Phoenix Wright : Ace Attorney est un jeu d’enquête où vous êtes dans la peau d’un avocat de la défense, Phoenix Wright. De jeune défenseur timide et maladroit, il s’affirmera au cours des cinq enquêtes que compte cette version sortie sur DS.

Si la phase de collecte d’indices est somme toute assez classique, c’est la partie tribunal, où vous allez essayer d’innocenter votre client, qui fait la différence. Le système est assez simple : chaque témoin commence une déposition sur un aspect précis de l’affaire. Lorsque c’est à votre tour, vous pouvez demander des précisions sur chaque partie de son témoignage et lorsque vous avez trouvé une faille, présenter un objet qui vous permet de démonter cette version des faits. On notera également le scénario très bien pensé avec une vraie alternance entre moments de rire et d’autres plus sombres. La qualité d’écriture permet d’ailleurs de s’attacher très rapidement aux personnages qui sont intelligemment utilisés dans les différentes affaires.

Phoenix Wright

Deux suites directes et tout aussi bonnes sont sorties : Justice for All et Trials and Tribulations sur lesquelles vous pouvez vous jeter si le premier opus vous a plu. Néanmoins, il vaut mieux commencer par le 1, les autres épisodes y faisant beaucoup référence. Attention également à la traduction française des deux premiers opus qui laisse traîner un certain nombre de coquilles.

Okamiden (Capcom, 2010)

Joyau de la Playstation 2 et chef d’œuvre du jeu vidéo, le premier Okami avait bluffé tout le monde par ses graphismes en cell-shading, son hommage appuyé aux estampes japonaises et à la façon si peu conventionnelle dont il traitait de la mythologie japonaise. Malheureusement, ce fut aussi un échec commercial pour Capcom qui a fermé le studio responsable du jeu, Clover Studio (créateurs de Viewtiful Joe). Une suite spécifique à la DS a néanmoins été créée quelques années plus tard : Okamiden.

Okamiden

L’histoire est celle de Chibiterasu, un loup fils d’Amaterasu, la grande déesse du panthéon japonais. Les démons dont sa mère s’est débarrassé à la fin du premier Okami sont de retour dans le pays du Nippon. Avec l’aide de compagnons rencontrés sur la route, Chibiterasu va devoir les renvoyer encore une fois de là où ils viennent. Comme dans le précédent Okami, on peut interagir avec le décor grâce à un pinceau céleste, contrôlé dans cette version par le stylet. On retrouve encore une fois une déclaration d’amour à l’art de l’estampe grâce à l’utilisation du pinceau céleste, au design des personnages et au graphisme général des environnements du jeu.

La réalisation est impeccable et si le jeu n’est pas aussi inoubliable que son aîné, il reste un excellent titre, empli d’humour et de dérision, agréable à jouer et à parcourir. Attention, il n’est pas traduit en français !

Elite Beat Agents (Nintendo/iNiS, 2006)

Le pari de réaliser un jeu musical sur console portable était plus que risqué. Mais il a été tenu et remporté haut la main par iNiS qui livre un titre entraînant et pas si simple. Elite Beat Agents est l’adaptation occidentale d’un jeu sorti au Japon (Osu ! Takatae ! Oendan) : le concept a été gardé, mais la bande originale modifiée pour coller aux goûts des réfractaires à la J-Pop. Au programme : Avril Lavigne, Queen, Sum 41, Deep Purple, Rolling Stones et d’autres.

Le système de jeu, constitué de pastilles sur lesquelles appuyer en rythme sur l’écran tactile, est très simple à prendre en main. Quant au « scénario », il est surtout prétexte à un déroulement de missions complétement loufoques. On suit les aventures des Elite Beat Agents qui surviennent à chaque fois que la situation est désespérée pour tout arranger grâce à leur danse et à leur groove ! Il faudra notamment aider Léonard de Vinci à séduire la Joconde pour en faire son portrait, aider un chien à revenir chez lui, permettre à une babysitter débordée de passer un moment avec son copain ou remonter le compte en banque d’un milliardaire ruiné. Complétement fou, on vous dit.

Elite_Beat_Agents

Le jeu est tout de même assez difficile et il n’est pas rare de s’y reprendre à plusieurs fois pour réussir une chanson. D’autant plus que, si au début du jeu, le mode facile et normal sont les seuls disponibles, vous pouvez débloquer les modes difficile et très difficile qui sont vraiment sportifs. Très bonne surprise que cet Elite Beat Agents !

Mario & Luigi : Partners in Time (Nintendo/AlphaDream, 2006)

On le sait un peu moins, mais Mario a connu de nombreuses adaptations en RPG. La première fut Super Mario RPG – Legend of Seven Stars, développée par Squaresoft en 1996 pour la Super Nintendo. Depuis, deux séries Mario RPG existent : les Paper Mario et les Mario & Luigi, dont Partners in Time est le deuxième épisode, le premier étant sorti sur Game Boy Advance. Néanmoins, il n’est pas nécessaire de jouer au premier pour bien comprendre cet opus.

L’intérêt du jeu n’est pas vraiment à chercher dans le scénario (La princesse Peach a été enlevée. Étonnant, non ?) mais dans le déroulement complétement extravagant de l’histoire qui introduit de nombreux éléments assez peu familiers de la mythologie Mario. En clair, on va parler d’extraterrestres, de voyage dans le temps ou encore de digestion d’un Yoshi géant. Le mécanisme de jeu est lui aussi original : vous contrôlez simultanément les Mario et Luigi du présent et du passé. Rapidement dans le jeu, les deux frères vont en effet remonter le temps et rencontrer leur moi bébé, avec qui ils vont faire équipe. Cela va permettre au jouer d’effectuer de nombreuses nouvelles actions et d’explorer à fond les niveaux proposés.

Partners in time

Le jeu est hélas vraiment très facile. On se retrouve très rarement bloqué et même les boss se battent sans trop de peine. Mais on prend un grand plaisir à avancer dans l’histoire et de découvrir un Mario un peu différent de celui des jeux de plate-formes.

 
Et vous, quelles sont vos pépites méconnues de la DS ?