D. Gray-Man Tome 1 : Prologue


Résumé : Le monde est sous la coupe d’entités maléfiques, issues des expériences scientifiques d’un génie malfaisant, le Comte Millénaire. Seule une lignée d’exorcistes spécialement entraînés semble être en mesure de combattre ces créatures qui s’attaquent aux humains. Allen Walker est l’un d’entre eux, et fait partie des plus jeunes recrues. Il possède un bras difforme qui lui sert d’arme pour lutter contre ces Akumas, des démons sanguinaires.


Take a Walker on the wild side

D. Gray-Man est une série dont je n’avais même jamais entendu parler. C’est donc avec neutralité que j’ai abordé ce premier tome. L’histoire est celle de ce garçon au lourd passé luttant contre des forces qui le dépassent, contre un ennemi immortel dans un monde qui le rejettent pour sa difformité.

Walker un petit poulet label noir

C’est dans l’Angleterre Victorienne d’un XIXe siècle imaginaire que l’action se déroule, l’ambiance est donc tout de suite posée dans le sombre et le gothique.  Quelque part entre Dickens et Jack l’éventreur. Un orphelin atteint d’une mutation au bras dont le père adoptif a été tué par sa faute, élevé ensuite par un maître sévère, mystérieux  et alcoolique, se retrouve à chasser des démons dans des églises abandonnées où de nombreuses personnes ont disparues.

La noirceur ne s’arrête pas là puisque dans cet univers les Akumas, ces démons contre qui les exorcistes luttent, sont décrit comme le résultat du chagrin et de l’égoïsme des personnes endeuillées. Il en résulte des êtres torturés, en souffrance, des aberrations conscientes de leur condition. Visuellement, ces monstres, comme ce monde, oscillent entre steampunk et cyberpunk.

Il l’a mauvaise Allen
Allen Walker, notre personnage principal, est un héros de shônen un peu atypique, il a perdu sa naïveté, il est conscient de sa destinée, du poids qui repose sur ses épaules. Ironiquement, il apprend que son bras/arme anti-akumas porte le nom d’innocence.

C’est donc armé de son “innocence”, mais en l’ayant perdu en tant qu’enfant, qu’il rentre et dans l’âge adulte prématurément et dans cette guerre par la même occasion.

Il possède aussi un œil lui permettant de voir la véritable forme des monstres, il est donc l’un des seuls à voir ces cauchemars ambulants et à vouloir les sauver de leur malheur.

Le némésis de notre  héros, le comte millénaire, est un mélange improbable de plusieurs ennemis de Batman, il a le sourire du Joker,  le physique du Pingouin et  le chapeau du Chapelier fou. Le tout mélangé avec un gobelin.  Un personnage amusant mais surtout inquiétant dont la dernière défaite contre les forces du Bien a provoquée le déluge, rien de moins.

Les clefs Allen

On pense forcément à Full Metal Alchemist en lisant ce manga, les ressemblances sont nombreuses tant au niveau des personnages, de l’univers, des thématiques ou même de l’humour.

Les deux séries sont écrites par une femme, les histoires se passent à la même époque, il est question de sciences occultes/magies, les personnages principaux se ressemblent, certains secondaires également, la relation maître/élève est très proche dans les deux séries, il est question d’un passé traumatisant dans les deux et les ennemis représentent des notions telle que la “colère” entre autres.

Beaucoup de points communs donc, mais peu à peu un univers commence à exister.
Il y a aussi quelques petites ressemblances avec Bleach, personnage principal sérieux mais qui sait être amusant,  une relation platonique, l’entrée dans une hiérarchie mystérieuse peuplé d’être surpuissant et lutte contre les forces du Mal etc…

C’est une série qui se laisse lire, pas la plus originale, pas la mieux dessinée mais qui a le mérite d’être divertissante et énergique.

La série compte à ce jour 19 tomes publiés en France et 20 au Japon. Si vous souhaitez en savoir plus, Claire avait fait un point sur les tomes 14 et 15 de la série lors de leur sortie en France.


D.Gray-Man de Katsura Hoshino Glénat Collection Shônen Manga 208 pages - 6,50€ Octobre 2010