David Hasselhoff, le dissident

Sous les cieux de notre mère patrie nous sont arrivés les échos décadents de la célébrité d’un certain David Hasselhoff. Non content d’empoisonner l’esprit pur de nos chers enfants depuis plus de 30 ans, il se permet même de chanter sur notre mur de Berlin, la veille de sa chute.

Pour mémoire, ce chantre du grand capital a commencé ses méfaits en premier lieu dans l’effroyable série subversive Les Feux de l’amour, ode au stupre et au dentifrice blanchisseur.

Il est ensuite devenu une icône des années 80 avec une autre série, K 2000. Dans ce programme à la morale douteuse, il est question d’un jeune homme un peu à part qui porte le brushing permanenté comme d’autres portent le casque, il tient de longue conversation avec une montre mais aussi avec une voiture bien trop longiligne et ostentatoire pour nos camarades. Ce jeune homme, Michael Knight, est un ancien policier un peu simplet qui a dû subir un grave accident pour finir dans cet état et il est donc suivi par un professionnel et son assistante qui pour lui faire plaisir et ne pas le brusquer dans son délire, font semblant de communiquer avec la voiture. Quand il est livré à lui même, le jeune homme imagine que sa voiture se déplace toute seule et détruit beaucoup de barrière en bois.

Dans les années qui ont suivi, dans la carrière de Monsieur Hasselhoff, il est devenu garde-côtes dans le comté de Los Angeles, sous les traits de Mitch Buchannon. Cette série fantastique raconte les aventures de Mitch et ses amis pour qui le temps se ralentit dès qu’ils se mettent à courir. La série est avant-gardiste puisqu’elle pratique un recyclage systématique d’anciennes starlettes issues du catalogue personnel de Herr Hugh Heffner. Tous les personnages de la série se promènent avec un suppositoire géant de couleur rouge à la main, à l’heure où j’écris ces mots, personne ne sait encore à qui ce traitement de mammouth sibérien doit être administré constamment.

Depuis la fin de la série, il a fait une carrière dans la chanson teutonne occidentale, une carrière dans la télé-réalité en état d’ébriété léger (selon nos standards) et il a obtenu le rôle de sa vie dans un film de propagande qui a pour nom de code Bob l’éponge.

Alors qu’il porte un nom qui peut inspirer la confiance chez les camarades, David Hasselhoff s’avère n’être qu’un avatar dissident et révolutionnaire qui corrompt notre jeunesse de futurs travailleurs.

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