The world’s end… ou pas ?

1990, dans la petite bourgade anglaise de Newton Haven.

Cinq garçons fêtent la fin du lycée en entamant le célèbre barathon de leur ville, soit 12 pubs, 12 pintes minimum, avant d’atteindre le dernier, qui répond au doux nom de « The world’s end ». Hélas, quelques péripéties interrompent cet exploit, qui reste inachevé.

Quelques années plus tard chacun a, à l’aube de la quarantaine, sa petite vie rangée avec travail/femme/enfants/responsabilités (rayer la mention inutile)… sauf Gary, resté coincé au stade de l’adolescence. Jadis meneur tout en coolitude de la bande, ce dernier entend bien réunir ses vieux potes et terminer cette noble quête en atteignant The world’s end (vous ne me le ferez pas dire en français, c’est tout.), non sans moult retournements dont dépendent le sort de l’humanité. Rien que ça !

Simon Pegg et Nick Frost, qui, avec leur compère Edgar Wright, nous ont déjà régalé de Hot Fuzz et Shaun of the dead, nous livrent ici, avec leur touche toute personnelle, leur vision du film de science-fiction mâtiné de « buddy movie » (pour le côté opposé des deux héros), le tout assorti d’un sous-texte sur les difficultés du passage à l’âge adulte.

Ce mélange des genres est désormais la marque de fabrique du trio infernal de grands gamins qui clôturent leur Cornetto trilogy avec humour, fun et panache. A savourer sans modération !