Horreur à Arkham, un jeu où il faut fermer des portails avant la fin du monde


Parlons jeux de plateau, aujourd’hui. Il est vrai que jusqu’à présent, nous en avons peu parlé sur Mandorine. C’est l’occasion ou jamais de plonger dans l’un des meilleurs jeux de plateau auxquels j’ai joué, il s’agit d’Horreur à Arkham. Je parlerai ici de la nouvelle version, publiée en 2005 dans nos vertes contrées chez Edge et non la version de 1987 éditée chez jeux Descartes.

Pour le contexte, l’histoire utilise l’univers du jeu de rôle L’Appel de Cthulhu, qui puise son inspiration dans l’œuvre du romancier américain H.P. Lovecraft. Une connaissance préalable de cet univers est très appréciable, mais pas indispensable pour jouer. Nous sommes à Arkham, ville tranquille. Enfin, pas si tranquille car des portails vers d’autres mondes commencent à s’ouvrir partout en ville, laissant se répandre dans les rues des créatures horribles et maléfiques. Et attention, si jamais trop de portails s’ouvrent, le Grand Ancien (une divinité des temps anciens) se réveillera et détruira le monde. Sauf si les joueurs parviennent à empêcher cette horreur.

C’est un point important : les joueurs ne jouent pas les uns contre les autres, mais tous ensemble. Ils gagnent ensemble ou perdent ensemble. Du coup, il faut que les joueurs agissent ensemble et coordonnent leurs actions pour réussir à fermer les portails le plus vite. Car il y a deux conditions de victoire : si les joueurs réussissent à fermer (ou sceller, il y a une différence) un certain nombre de portails avant le réveil du Grand Ancien, ce dernier ne se réveille pas et la partie est gagnée (c’est le moyen le plus facile). En cas de réveil du Grand Ancien, ce n’est pas encore perdu : il faudra simplement le battre. Et autant certains Grands Anciens sont relativement faciles à vaincre, certains sont vraiment difficiles. Le pire reste Azathoth dont l’effet est « Si ce Grand Ancien se réveille, la partie prend fin et les joueurs perdent ». Radical.

Comment se déroule une partie d’Horreur à Arkham ? Tout d’abord, les joueurs tirent une fiche de personnage qui va détailler le personnage qu’ils vont jouer : caractéristique, brève histoire du personnage…Ils tirent également une fiche de Grand Ancien, qui va donc être leur principal adversaire pour la partie. Puis, le jeu commence. Il se joue au tour par tour, chacun étant décomposé en plusieurs phases. Tout d’abord, la phase de Mythe. Une carte permet d’ouvrir (ou non) des portails, déplacer les monstres déjà présents et de voir si un évènement spécial se déroule sur ce tour. Ensuite, la phase de déplacement où l’on se… déplace (Bravo, vous suivez !). Et la phase de rencontre, où l’on voit se qu’il se passe dans le lieu où l’on se trouve, et où l’on peut se battre contre les monstres.

On ne dirait pas comme cela, mais Horreur à Arkham est un jeu plutôt corsé. Mais c’est sa grande réussite. La pression est palpable, l’imminence du combat proche. Il est nécessaire que les joueurs s’aident pour éviter de perdre. C’est véritablement un jeu de coopération avec une ambiance assez magistralement retranscrite. Ceux qui ne goûtent pas au jeu de rôle papier ont ici l’occasion de se lancer dans l’histoire rapidement, sans passer par une phase de création de personnage. Par contre, attention : les parties peuvent être longues. Très longues. Par exemple, lors de ma dernière partie, j’y ai passé six heures et je n’ai pas eu le temps de la finir…

Bref, Horreur à Arkham est un jeu exigeant, assez complexe, mais qui vous tiendra en haleine si vous vous laissez prendre au jeu. A noter que plusieurs grosses extensions existent, rajoutant des cartes, des personnages, des Grands Anciens et des quartiers d’Arkham. Alors, bon courage. Vous risquez d’en avoir besoin.

 

 


Horreur à Arkham Edge Entertainment 59,95 €

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