La Tristesse du Samouraï de Víctor Del Árbol


Épisode no de la série Guerre d'Espagne & Pop culture
Épisode no de la série Polars de l'été 2012

Durant tout l’été, sur Mandorine, nous avons décidé de vous parler de nos trois polars coup de cœur de l’année, à emporter avec vous sur la plage. Petit bonus : vous pourrez tenter votre chance pour gagner le polar de la semaine !
Cette semaine, nous vous offrons un polar historique sur fond de saga familiale.

Comme son titre ne l’indique pas, l’action de La Tristesse du Samouraï se déroule en Espagne, durant la période trouble de l’après-guerre, jusqu’au début des années 80.

Barcelone, 1981. María, avocate brillante et ambitieuse, ne dispose plus de beaucoup de temps avant de voir son esprit s’embrumer pour de bon. La faute à une tumeur cérébrale tenace. Elle doit cependant rédiger sa déposition à destination de l’inspecteur Marchán, et lui expliquer ce qui l’a amenée à se retrouver enlisée jusqu’au cou dans une sombre affaire de multiple assassinats. Mais ce qui semble être une simple histoire de vengeance prend en fait racine dans l’Espagne post-guerre civile

1941, Isabel et son fils Andrés se pressent vers la gare de Mérida. Ils n’ont rien à craindre, pourrait-on croire. Isabel est en effet l’épouse de Guillermo Mola, un important personnage phalangiste. Mais ni Isabel ni Andrés n’arriveront à Lisbonne, leur destination. Dès lors Andrés est livré à lui-même, son père ne lui accordant que peu d’attention, son frère parti sur le front russe de la Seconde Guerre Mondiale, et sa mère disparue à jamais. Seul Publio, homme de confiance de son père, lui accorde quelques moments d’attention. Et offre à ce petit garçon obnubilé par la culture samouraï un katana flambant neuf.

Au fur et à mesure de son avancée dans le roman, le lecteur assemble les pièces d’une saga familiale hantée par les complots, les haines viscérales, les plans de vengeances, la violence et les fantômes. Víctor Del Árbol nous livre un roman dense et minutieusement construit. Sur fond d’Espagne franquiste, il fait inlassablement se croiser bourreaux et victimes, d’une époque et d’une génération à l’autre. Un polar sombre et complexe, historique autant que psychologique, dont l’écriture se démarque du style journalistique qui semble de mise aujourd’hui dans le monde du polar.

La tristesse du samouraï a remporté le prix Le Point du polar européen – 2012.

 


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Les résultats seront annoncés en en début de semaine prochaine. Bonne chance !
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Edit 24 septembre 2012 : Bravo à Catherine Airaud qui remporte un exemplaire de La tristesse du samouraï ! Pour recevoir ton lot, merci de m’envoyer tes coordonnées par email, à mylene.boyrie(at)mandora.fr.  Merci à tous les participants de l’été  et  à bientôt sur les pages de Mandorine.

Précédemment, dans la série Guerre d'Espagne & Pop culture

Précédemment, dans la série Polars de l'été 2012

La muraille de lave d’Arnaldur Indridason

L’invisible de Robert Pobi

La Tristesse du Samouraï de Víctor Del Árbol


La tristesse du samouraï de Víctor Del Árbol Actes Sud 22,50 €, 351 pages Janvier 2012