Watch Dogs, du danger du monde interconnecté


Au début, j’ai voulu faire un article sur ce qui s’est passé à l’E3 2012. L’E3, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’un des trois plus grands salons de jeux vidéo mondiaux, aux côtés de la Gamescom à Cologne et du TGS à Tokyo. L’évènement s’est déroulé en juin de cette année et la plupart des éditeurs de jeux et des constructeurs de consoles étaient présents. Je pensais alors faire pour Mandorine un résumé des meilleurs titres présentés au salon. (L’année prochaine, je demande à mes rédac’chefs de m’obtenir une invitation presse pour l’E3 2013 avec frais de voyage payés. On peut toujours rêver…)

Or, la déception a été de mise pour cet Electronic Entertainment Expo 2012. Oh certes, il y avait de bons jeux présentés, notamment Dishonored qui sera à n’en pas douter le jeu de cette fin d’année, mais de réelles surprises ou annonces, rien de rien. Sauf chez Ubisoft. Bon, contrairement à pas mal de joueurs, j’aime bien les productions Ubisoft (j’ai bien dit leurs productions, pas leurs méthodes marketing ou Uplay). Assassin’s Creed par exemple, je suis un fan. Le premier reboot de Prince of Persia (l’arc des Sables du Temps), j’ai beaucoup accroché. Le Rayman originel aussi. Les Lapins Crétins aussi… au début, parce que là ça commence à faire beaucoup. Ubisoft avait donc fait une conférence pour annoncer leurs futurs jeux. Et à la toute fin, une surprise. La surprise de cet E3 2012. Watch Dogs.

 

Logo du projet Watch Dogs

 

Une première vidéo est diffusée à la toute fin de la conférence. Une vidéo très étonnante qui remonte à un fait réel : le blackout qui a touché le nord-est des États-Unis et du Canada en 2003. Pour la vidéo, ce blackout est le fait d’un employé mécontent qui a infecté le système et qui a fait tomber l’intégralité du réseau électronique. Pour pallier une éventuelle nouvelle attaque, les entreprises privées et le gouvernement ont construit un système d’exploitation centralisée, le ctOS. Ce système d’exploitation gère absolument tout : feux de circulation, couverture téléphonique, métros, ponts levant, électricité, Internet… Tout est donc centralisé et chaque individu voit toutes ses actions consignés par le système. Une sorte de Big Brother à grande échelle. La vidéo se pose alors la question : Un ordinateur contrôle tout, mais qui contrôle l’ordinateur ?

Après cette vidéo alléchante, les équipes d’Ubisoft Montréal, les développeurs du jeu, en font une démonstration live en effectuant une des missions. Le but est d’assassiner un certain DeMarco. Tout ce qu’on sait du personnage principal et de la trame du jeu, c’est que le héros que l’on contrôle, Aiden Pearce, est un hacker très doué qui peut rentrer dans le ctOS. Le but de la démo live est donc de donner un petit aperçu de ce que l’on peut faire avec le contrôle du système. La vidéo de démo est juste en dessous, je ne peux que vous conseiller de la regarder en entier.

Beau à pleurer, doté d’une intrigue véritablement alléchante, Watch Dogs promet d’être un jeu excellent. D’autant plus que certaines fonctionnalités évoquées par les développeurs, comme le jeu à deux joueurs ou l’utilisation possible des tablettes ou des téléphones portables, mettent vraiment l’eau à la bouche. Deux questions demeurent pourtant. La première est celle des plateformes sur lesquelles tournera le jeu. Si le PC paraît évident, la beauté des graphismes pose question sur la capacité de la PS3 et de la Xbox 360 à supporter Watch Dogs (pour la Wii, on sait que c’est non). Serait-ce le premier jeu de la future génération de consoles (Xbox 3, PS4, Wii U) ?

D’autre part, on ne sait finalement pas grand chose du scénario et du jeu en général à part les deux vidéos qui illustrent cet article. Watch Dogs ne risque-t’il pas d’être un pétard mouillé ? Ce serait alors l’un des plus grandes déceptions du jeu vidéo. Personnellement, je crois très fort à ce soft qui pourrait vraiment être l’une des pépites de la future production vidéo-ludique. En tout cas, on vous tiendra au courant de l’évolution du projet sur Mandorine !