Zakuro – Aki Shimazaki


A travers ce récit court et intime, Aki Shimazaki révèle une part méconnue de l’histoire du Japon et poursuit sa trilogie après Mitsuba. Un drame profond mis en relief par l’inexorable avancée de l’Histoire et par les affres de la guerre envers et contre tous …

La dernière fois que Tsuyoshi Toda a vu son père, c’était en 1942, quand ce dernier partait travailler en Mandchourie, d’où il a été déporté en Sibérie après la fin de la guerre. Vingt-cinq ans plus tard, alors que sa mère sombre peu à peu dans les errances de l’Alzheimer tout en conservant l’espoir de revoir un jour son mari, Tsuyoshi apprend que son père, porté disparu, est vivant au Japon. Lorsque le père accepte de rencontrer son fils, seul, il lui remet une lettre dans laquelle il explique les raisons de sa disparition : ce qui s’est passé sur le bateau qui le ramenait au Japon a brisé net le cours de sa vie.

Intime, par son style, tout en retenue. Court, non pas par défaut, mais par choix ; chaque mot du roman est pesé, chaque phrase pensée, afin de nous immiscer furtivement dans ce récit, où les émotions et les sentiments des personnages se rencontrent, se révèlent, au fur et à mesure des pages.
Aki Shimazaki convie le lecteur dans cette quête de vérité, où le passé se mêle au présent, où l’Histoire bouleverse leur histoire, tels les flocons de neige recouvrant peu à peu les branches du Zakuro…

Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Sa pentalogie Le Poids des secrets, amorcée avec Tsubaki, s’est terminée par l’obtention du prix du Gouverneur général avec Hotaru en 2005. Après Mitsuba (2006), Zakuro est le second volet de son deuxième cycle romanesque.


Zakuro de Aki Shimazaki Actes sud 160 pages février 2009